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Afghanistan : la vallée de la Kapisa toujours meurtrière - 13-08-2011
Alors que le président Nicolas Sarkozy témoignait, vendredi 12 août, de sa reconnaissance aux soldats engagés sur les différends fronts à travers le monde, on apprenait qu'un soldat français venait de trouver la mort en Afghanistan, dans la vallée de la Kapisa, portant à 73 le nombre de militaires hexagonaux tués depuis 2001 dans ce pays.
Il s'agit d'un caporal chef du 19e régiment de génie de Besançon. Celui-ci aurait été la cible d'un "engin explosif improvisé" qui aurait sauté au passage de son véhicule blindé.
Les forces françaises sont déployées dans la province de Kapisa depuis 2008, mais celle-ci reste d'une des plus dangereuses du pays. Située sur un axe clef nord - est, la vallée était la porte d'entrée vers la capitale, Kaboul, lors de l'invasion soviétique de 1979. Elle est demeuré une région stratégique pour les talibans et instable pour les forces de la coalition, d'autant que la province de Kunar, située au nord, a été abandonnée par les forces américaines et est redevenue un sanctuaire pour des talibans ayant prêter allégeance à al-Qaïda. (photo : Defense Images, CC)
Lire aussi : La province de Kapisa, oeil du cyclone (l'Express)PUBLICITE
Perdre 5 kilos en 28 jours avec la mangue africaine. Les compléments minceur de mangue africaine sont arrivés en Europe après avoir causé tout un émoi en Amérique. De l'autre côté de l'Atlantique, les États-Unis ont connu une demande sans précédent pour ce produit minceur et plusieurs magasins ont tout vendu leur stock en quelques jours seulement. Ceci est dû en grande part à une étude scientifique qui a dévoilé que l'extrait de mangue africaine permet de faire perdre 5,5 kilos en 28 jours sans faire d'exercice ou changer de régime alimentaire. Cette étude a ensuite été rapportée par le Dr. Oz, médecin très connu aux USA et invité régulier à l'émission d'Oprah Winfrey, qui a affirmé que l'extrait de mangue africaine est un "complément révolutionnaire qui permet de perdre 5 kilos facilement". Il n?en fallait pas plus pour que la nation cherche à se procurer ce complément pour maigrir 100% naturel et sans effet secondaire qui nous vient de la nature pour nous aider à perdre des kilos.Découvrez comment fonctionne la mangue africaine et ce qu?elle peut faire pour vous, votre poids et votre santé.
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Guerre informatique : la Chine encore suspectée - 09-08-2011
Depuis des années, Pékin aurait espionné de nombreuses entités gouvernementales et intergouvernementales ainsi que des groupes de défense à travers le monde : c'est ce que concluent des experts à la suite d'un rapport publié par la société spécialisée dans la sécurité informatique McAfee, révélant de nombreuses cyber-attaques à travers le monde depuis 2006.
Parmi les victimes, on compterait le secrétariat des Nations unies ou des sociétés américaines liées à la défense. Des révélations auxquelles s'ajoutent celles du Washington Post affirmant que l'agence de presse Associated Press, aurait été victime d'actes de même nature.
Incriminée, la Chine se défend et qualifie ces accusations "d'irresponsables" . Ces révélations interviennent néanmoins quelques mois après l'affaire qui a opposé le géant américain Google aux autorités chinoises sur des attaques similaires présumées.
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Somalie : les islamistes perdent du terrain dans la capitale - 06-08-2011
Les shebabs, les insurgés islamistes somaliens, disent avoir "changé de tactique". C'est pourtant bel et bien un repli qui s'organise sur le terrain. Dans la nuit du 5 au 6 août, les milices islamistes ont laissé plusieurs quartiers de la capitale, Mogadiscio, entre les mains des Troupes du gouvernement de transition.
Pressés entre les avancées des TPR et des forces onusiennes de l'Union africaine, l'Amisom, les shebabs, qui occupent le centre et le sud du pays, doivent également faire face à une sécheresse redoutable qui frappe une partie de la Corne de l'Afrique, et qui s'accompagne d'épisodes de famine.
Mais les islamistes somaliens ont su prouver, ses derniers temps, qu'ils étaient encore capables de frapper fort : ils ont revendiqué, le 1er août, le double attentat de Kampala, ayant causé la mort de 74 personnes. Ils restent maître, en outre, de près de 80% du territoire. (photo : Abdurrahman Warsameh, International Relations and Security Network, CC)PUBLICITEKent Airport now flys to many international locations and destinations in the UK including: Bristol, EdinBurgh and Kirkwall from Manston in Kent.
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L'Arabie saoudite s'inquiète du retrait américain d'Irak - 10-07-2011
Avec le retrait des forces américaines du territoire irakien (qui doit s'achever à la fin de l'année), et les gesticulations belliqueuses de l'Iran, le royaume saoudien renforce son potentiel militaire. Certains journaux allemands ont rapporté, il y a quelques jours, que Ryad aurait acheté 200 chars Léopard 2 à Berlin. Sujet sur lequel la chancelière allemande Angela Merkel a préféré garder le silence.
Le départ des Américains d'Irak fait craindre à la monarchie que Téhéran y développe son influence. D'autant que sur son flanc sud, le Yémen donne des signes inquiétants de déstabilisation. Depuis de nombreuses semaines, le régime d'Ali Abdallah Saleh tente d'étouffer un mouvement de contestation populaire. Des tensions auxquels s'ajoute une lutte tribale contre le clan al-Ahmar. La CIA opère désormais dans le pays essentiellement à partir de drones. Néanmoins, Washington ne lâche pas Ryad pour autant : un contrat d'armement de 60 milliards de dollars est en cours de finalisation, avec l'achat notamment de 84 chasseurs-bombardiers et 178 hélicoptères d'attaque.PUBLICITEEntrez dans la Pratique du Qi Gong, Découvrez-en les Bases et la Philosophie, Pour Apprendre Comment Conserver Souplesse du Corps et Vivacité de l'Esprit!
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France, Grande-Bretagne : la même lassitude de la guerre - 25-06-2011
Marre de l?intervention en Afghanistan. Les Français, comme les Britanniques, manifestent leur lassitude vis-à-vis d?un conflit qui dure depuis maintenant dix ans. 55% des premiers et 73% des seconds se sont dernièrement prononcés pour le retrait des troupes engagées par leur pays sur le sol afghan. La Grande-Bretagne, qui a plus de forces déployées, paient aussi un plus lourd tribut : 374 soldats tués, contre 62 pour la France, depuis le début des affrontements avec les Talibans en 2001.Mais au jeu de la reconnaissance de la patrie, les Britanniques sont bien mieux lotis. Au fil des années, la reconnaissance du peuple outre-manche, pour ses militaires, s?est considérablement renforcée. Autrefois conspués, ils sont accueillis comme des héros à leur retour. Dans l?hexagone, l?Etat-major français dénonce, à l?inverse, l?indifférence dans laquelle ses soldats se battent à plusieurs milliers de kilomètres du territoire national. Peu d?échos dans la presse, peu de soutien du public lors des hommages ; Pour les généraux, le lien Armée-Nation est rompu. (photo : Defense Images, CC)
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Yémen : la succession ou la révolution ? - 06-06-2011
Le président Ali Abdallah Saleh hospitalisé en Arabie Saoudite, qui dirige le pays ? Pour le moment, c?est le vice-président, Abdel Rabbo Mansour Hadi, qui prend la charge de « président par intérim », comme l?exige la Constitution yéménite. Mais déjà, tout le monde se prépare à l?après-Saleh. L?attente la plus forte provient de la rue. Dès l?annonce de l?hospitalisation du chef de l?Etat, des milliers de Yéménites ont salué, sans doute trop précipitamment, la fin de règne du président Saleh.Mais le régime est toujours en place. Et le fils aîné du convalescent, Ahmed, le commandant de la Garde républicaine, se tient déjà prêt. Les neveux de Saleh noyautent également l?appareil d?Etat. Même si le président ne revient pas au Yémen, la bataille entre le régime et l?opposition, appuyée désormais par le puissant général Ali Mohsen Al-Ahmar, n?est donc pas terminée. Deux solutions : la victoire militaire de l?une des parties, ou la médiation du voisin saoudien.PUBLICITEHow to lower cholesterol naturally without medication or statins? Discover natural cholesterol lowering supplements to lower your bad cholesterol, raise your good cholesterol and prevent cholesterol from hardening in your arteries. Visit website: http://www.naturalcholesterolsupplements.com to know these essential nutrients found in foods that can help balance your cholesterol levels naturally.
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Les trois potentiels successeurs de ben Laden - 02-06-2011
Le leader charismatique de la nébuleuse al-Qaida n'est plus, et son mouvement risque de s'en remettre difficilement. L'appel lancé sur internet le 10 mai à ces "loups solitaires", kamikazes d'un jour, imprévisibles certes, mais isolés et ne pouvant occasionner que des dégâts minimes au regard de ce que l'organisation a pu perpétrer par le passé, est déjà un aveu de faiblesse. Presque le chant du cygne. Pour Jean-Pierre Filiu, spécialiste du djihad mondial, Al-Qaida ne survivra pas à la mort de son fondateur.Mais en attendant, les cadres tentent de faire bonne figure. Quelqu'un doit prendre la relève, et incarner totalement, comme le fit Oussama ben Laden, l'avenir de l'organisation. Et donner une représentation physique à une nébuleuse pour beaucoup abstraite.Ayman al-Zawahiri : ce médecin égyptien, numéro deux d'al-Qaida du temps de ben Laden, est l'idéologue de l'organisation. Celui qui fut l'un des membres fondateurs du Djihad islamique égyptien, est mêlé à la mort de Sadate en 1981. Il se radicalise au tournant des années 1990 et il est à l'origine de tous les attentats anti-américains entre 1998 et 2001. Point fort : c'est le visage le plus médiatisé derrière celui du défunt leader d'al-Qaida. Plus de bio iciAnwar al-Awlaki : C'est le terroriste "nouvelle génération", pur produit du monde occidental. Né au Nouveau-Mexique, aux États-Unis, c'est un familier des nouvelles technologies. Peu connu en Europe, c'est un fugitif très recherché outre-atlantique, où il a été imam dans plusieurs États. Point fort : son goût pour internet fait de lui un véritable terroriste 2.O qui peut interagir facilement avec des volontaires pour des actes isolés. Plus de bio iciSaïf al-Adel : aucune photo récente n'existe de cet égyptien d'une cinquantaine d'années qui vient, selon CNN et Al Jazeera, de prendre la direction "provisoire" de l'organisation. Enrôlé en Afghanistan durant l'invasion russe des années 1980, il part ensuite s'entraîner avec le Hezbollah libanais, avant d'ouvrir des camps d'entraînement au Soudan et en Afghanistan dans les années 1990. Après un passage en Iran, il résiderait à la frontière pakistano-afghane. Point fort : très actif en interne, il fut de toutes les actions de l'organisation. Sa nomination provisoire aurait pour objectif de "préparer" l'arriver d'un autre égyptien (donc ne venant pas de la péninsule arabique, sanctuaire de l'Islam) Ayman al-Zawahiri. Plus de bio ici
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Washington devra compter sur Islamabad - 17-05-2011
Les conditions de séjour d'Oussama Ben Laden au Pakistan, autant que celles de sa mort, sont sources de fortes tensions entre Washington et Islamabad. L'administration Obama exige que l'armée pakistanaise lui rende des comptes. Et à raison ..En effet, dans le sillage du 11-septembre, les Etats-Unis avaient exigé que le Pakistan se positionne : soit le pays conservait ses liens avec les Talibans afghans, soit il se rangeait du côté des Alliés pour appuyer son intervention chez son voisin. Pervez Musharraf avait tranché : ce serait Washington. Dès lors, une somme était allouée chaque année par l'administration américaine pour le développement des infrastructures de sécurité, autant que pour le développement de la démocratie (18 milliards de dollars depuis dix ans).Mais un certain nombre d'élus au Congrès a estimé que l'Amérique n'en avait pas pour son argent, surtout si les soupçons de connivence entre les milieux militaires pakistanais et Al-Qaida se trouvaient fondés. Ils ont donc demandé à ce que cette somme soit supprimée.Force est de constater, pourtant, que Washington a besoin d'Islamabad. La lutte contre les Talibans afghans dans la province du Baloutchistan (le Mollah Omar s'y cacherait avec ses partisans), ou du Nord-Waziristan, demande la participation des autorités pakistanaises. Des autorités qui lorgnent d'ailleurs de plus en plus sur la Chine, superpuissance capable, à leur yeux, de supplanter les Etats-Unis comme partenaire privilégié. Pékin ne s'y est pas trompé et multiplie les appels du pied : coopération dans le nucléaire, construction d'infrastructures portuaires, etc.Or Washington, par sa subvention, pouvait garder un oeil sur le programme nucléaire pakistanais, assez opaque et sensible, en raison de la rivalité avec l'Inde mais aussi à cause du risque islamiste dans le pays. Le sénateur démocrate John Kerry appelle ainsi ses collègues à la raison : "Nous sommes à un moment où nous devons résoudre des questions très importantes. Ce n'est le moment pour rien d'autre qu'une discussion lucide et sérieuse, avec la conscience qu'il y a beaucoup en jeu" tempère-t-il devant la presse. (photo : Juan Blazquez, CC)
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Tunisie : la menace d'un coup d'Etat - 10-05-2011
Depuis le 5 mai dernier, date à laquelle l'ancien ministre de l'Intérieur du gouvernement de transition, Farhat Rajhi, avait indiqué que les militaires prépareraient un coup d'Etat en cas de victoire des islamistes aux élections du 24 juillet prochain, la Tunisie est en ébullition. L'ex-responsable politique pointait alors du doigt les "gens du Sahel", bastion des présidents tunisiens Bourguiba et Ben Ali, dont les partisans ne seraient pas prêts à laisser le pouvoir au parti Ennahda.Le gouvernement actuel s'est empressé de démentir. Mais face aux manifestations qu'ont provoquées les propos de Farhat Rajhi, l'exécutif envisage déjà un report du scrutin. Officiellement, seulement s'il existe des "empêchements techniques et logistiques". En réalité, comme l'explique Vincent Geisser, chargé de recherche au CNRS, dans le Monde, pour beaucoup de formations politiques, une échéance électorale trop rapprochée favoriserait à coup sûr les islamistes d'Ennahda, ainsi que les anciens amis de Ben Ali. (photo : goingslowly, CC)
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Mort de Ben Laden : l'ISI au coeur de la tourmente - 05-05-2011
Barack Obama ne veut pas montrer la photo du cadavre d'Oussama Ben Laden. Un cadavre immergé depuis un porte-avion américain, au large du Pakistan, en mer d'Oman. A l'heure de toutes les suppositions, et de tous les fantasmes, il convient de se pencher sur le rôle des services secrets pakistanais dans la mort du leader d'Al-Qaida.Islamabad est dans une position inconfortable, comme le souligne le journal Le Monde de ce jeudi 5 mai. Le gouvernement est tenaillé entre la colère de la population vis-à-vis d'une intervention unilatérale des Etats-Unis sur le sol national, et la suspicion de la communauté internationale à l'endroit du renseignement pakistanais, l'Inter-Services Intelligence (ISI), qui n'a pas vu, ou n'a pas voulu voir, que l'homme le plus recherché au monde, se cachait à quelques kilomètres de la capitale, à Abbottabad.Vraisemblablement, les djihadistes ont bénéficié de complicités au sein de l'appareil d'Etat. Tout le monde souligne le double-jeu de l'ISI. Mais il s'agissait pourtant là d'un secret de polichinelle. Le monde ne s'est pas réveillé, un matin de mai 2011, en découvrant cet état de fait. Difficile donc d'imaginer que Washington ne s'était pas lancé dans une surveillance de ceux qui ont pour charge de surveiller, précisément, au Pakistan. Difficile de ne pas penser que le double-jeu était aussi du côté américain. Et sans doute que des informations cruciales ont été glanées de ce côté-là aussi. Tant qu'on en est aux suppositions...
PUBLICITEBalkans?Sentry is an international news website written by a French journalist concerned by security issues in the Balkans. All about sercurity in South-East Europe is on Balkans'Sentry.
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Frappes contre Kadhafi : jusqu'où aller? - 18-03-2011
Le séisme japonais a éclipsé l'insurrection libyenne. Dans les médias, mais également, sur les agendas politiques des gouvernements occidentaux. Si on ne peut que s'attrister et compatir au drame que connaît, en ce moment, le peuple nippon, on ne peut que regretter, également, les tergiversations de l'Europe et des Etats-Unis quant à l'avancée des forces du colonel Kadhafi sur les rebelles de la région de Benghazi.Toujours est-il que le Conseil de Sécurité de l'Onu s'est décidé à mettre en oeuvre des frappes aériennes, ce vendredi 18 mars. Dans la résolution adoptée, il s'agit avant tout de prendre "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les populations civiles face aux armées du guide libyen.Mais cette décision entraîne une cohorte de questions. Sans évocation d'objectifs à moyen terme, et telle qu'elle se met en place, cette intervention prend la forme d'une simple mesure de coercition. Il s'agit de stopper les forces gouvernementales dans leur conquête du bastion de l'insurrection qu'est la ville de Benghazi, et de pousser à un repli. Mais dans quel but? Un statu quo est impensable dans le cas libyen : il ne s'agit pas d'une revendication d'indépendance, pour laquelle il serait plus aisé de délimiter des territoires et organiser des pourparlers. D'autant que le Conseil national libyen, regroupant les opposants au colonel, rejette lui-même toutes négociations avec le régime.Alors, peut-être faudrait-il armer les insurgés, et, comme dans le cas du Kosovo en 1999, coordonner frappes aériennes occidentales et avancées des rebelles au sol, avec un appui logistique toujours occidental. Mais encore faudrait-il que le Conseil national libyen soit reconnu de toute la communauté internationale. La France s'est empressée de le faire, mais d'autres états trainent des pieds. Le Conseil européen le reconnaît comme un "interlocuteur politique", mais il faudra lui donner plus de légitimité pour pouvoir, "officiellement", le soutenir militairement. Par ailleurs, Pékin et Moscou ne permettront sans doute pas d'aller jusque-là, pas plus que d'envoyer une force de coalition de forces terrestres sous mandat onusien.Vraisemblablement, les frappes aériennes viseront, dans un premier temps, l'infanterie qui fait route vers Benghazi, tout en clouant au sol la flotte aérienne pour empêcher tout bombardement de la région. Peut-être, dans un second temps, ces frappes seront élargies à d'autres objectifs militaires : bases militaires, postes de commandement, infrastructures de communication. Mais quid du colonel Kadhafi lui même et de sa garde rapprochée?Toutes ces questions doivent trouver des réponses rapidement, car on ne sait quelle sera la réaction du guide libyen et quelles seront les répercutions sur sa population. Peut-être qu'à l'inverse, rien de tout cela ne sera mis en place. Mais lorsque l'on entreprend une mesure de coercition, il ne faut pas la mettre en oeuvre au dernier coup de fusil, lorsque la guerre est sur le point d'être remportée par celui que l'on veut précisément contraindre. Maintenant, c'est du tout ou rien.
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Qui contrôle la frontière Egypte/Gaza? - 31-01-2011
Les troubles du Caire et des grandes villes égyptiennes font peut-être un peu vite oublier l'état de la sécurité entre l'Égypte et la bande de Gaza. Selon l'agence de renseignement Stratfor, la zone ne serait plus sécurisée par les forces égyptiennes, et des membres du Hamas passeraient aisément la délimitation et coopéreraient avec les Frères Musulmans. Ils se substitueraient ainsi, peu à peu, aux forces de l'ordre comme autorité dans différentes localités.Une actualité qui ne devrait pas rassurer Israël, déjà inquiète de la poussée politique des Frères Musulmans si le régime de Hosni Moubarak venait à s'effondrer. Les militaires de l'Etat hébreu poussent d'ores et déjà pour une augmentation du budget de la défense, en prévision d'un changement de pouvoir au Caire.
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Otan-Russie : "les points de vue ne convergent pas entièrement" - 20-01-2011
Si on a parlé avec enthousiasme de réchauffement des relations entre l'Alliance atlantique et la Russie, lors du sommet de Lisbonne de novembre dernier, le ministre de la Défense, Alain Juppé, a reconnu qu'il y avait encore fort à faire pour s'entendre avec les Russes.
"Sous l?impulsion de l?Allemagne et de la France, notamment lors du sommet de Deauville des 18 et 19 octobre, la relation OTAN-Russie a donc pris un nouveau départ, avec notamment la décision de coopérer sur la défense antimissile face à une menace commune. J?ai conscience que les modalités de cette coopération devront être étudiées en détail dans les prochains mois. Les premiers contacts qui ont été pris laissent augurer de discussions nourries car, au-delà des déclarations de principe, nos points de vue ne convergent pas encore entièrement.", a ainsi nuancé le ministre devant la Commission de la Défense de l'Assemblée Nationale.La redéfinition du "concept stratégique" a coïncidé avec le sommet Otan-Russie - ce qui est assurément un signe fort - et d'aucun s'est projeté dans un avenir plus ou moins proche, dans lequel Moscou ferait partie intégrante d'une Alliance étendue à trois continents. Une idée pas tout à fait nouvelle, Vladimir Poutine y songeait déjà au début de son premier mandat. La Russie n'a plus les moyens (financiers) de ces anciennes ambitions et se résout à une politique de rapprochement avec l'Ouest (Réconciliation avec la Pologne, signature du traité Start, appui sur le dossier iranien, aide logistique pour l'Afghanistan et donc, réchauffement des relations avec l'OTAN). Mais Moscou joue cependant habilement ses cartes : en parlant sécurité à la fois avec l'UE (projet de de Comité de sécurité UE-Russie) et avec l'OTAN, elle tente à la fois de conforter ses positions en Europe de l'Est et de conserver sa place d'interlocuteur privilégié des occidentaux en matière de sécurité dans le monde. La "convergence entière" des points de vue n'est pas pour tout de suite.
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Sud Soudan : un nouveau pays, une nouvelle guerre? - 10-01-2011
Le pessimisme est toujours un peu de mise lorsque l'on évoque les relations entre le Nord et le Sud Soudan (qui se prononce en ce moment sur une future sécession). Le pays est indépendant depuis 54 ans, dont 39 passés dans des luttes intestines (deux guerres civiles : 1955-1972, 1983-2005). Et la perspective d'un Sud Soudan indépendant, même si elle semble acceptée par le président el-Béchir, laisse présager de futures tensions.Le Sud Soudan, et sa future capitale Juba, a toutes ses infrastructures à bâtir, mais dispose de la majorité des champs pétrolifères du pays. En revanche, des zones de tensions demeurent, au devant desquelles la région d'Abyei, s'étendant sur une superficie de 10000 km2 à la frontière du Sud et du Nord Soudan.
La situation sur le terrain relève de l'affrontement entre tribus : les Dinka Ngok, sudistes, y sont sédentaires, tandis que les Messiriya traversent cette région pour se rendre au Sud. Un Sud qui leur serait interdit, selon eux, en cas d'indépendance. Des heurts ont ainsi eu lieu au premier jour du scrutin, ce dimanche 9 janvier.
Mais l'Abyei est aussi un enjeu national. Sud et Nord y soutiennent leurs alliés. Parallèlement au referendum sur l'indépendance du Sud Soudan, la question de la région devait être tranchée. Mais le scrutin a été reporté sine die. La question du pétrole y est pourtant minime : le gisement de Heglig, contesté lors des deux guerres civiles, a été considéré comme n'appartenant pas à la région par la Cour permanente d'arbitrage de l'Haye, en 2009.
L'Abyei a ainsi toujours relevé du symbole. Et si elle est placée sous contrôle de l'ONU pour le moment, il est fort à parier qu'elle fera l'objet d'un différent entre les deux Etats à l'avenir. (photo : United Nations, CC)
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Le marchandage transnistrien - 22-12-2010
Il y a un peu moins d'un an, le président de la région sécessionniste - de facto indépendante - de Transnistrie, Igor Smirnov, proposait son territoire aux Russes pour installer leurs missiles Iskander, en réponse au projet de bouclier antimissile américain en Roumanie. La République du Dniestr (nom officiel) était alors devenu, un temps, le point de tension entre l'OTAN et la Russie. Un simple déplacement du contentieux qui oppose les deux puissances depuis les années Bush.
Le cas de la Transnistrie a longtemps était tenu à l'écart des agendas diplomatiques. Mais à mesure que l'Alliance atlantique et l'Union Européenne ont gagné du terrain à l'est, la question de ce territoire de 4000 km2, au régime encore soviétique, est devenue plus prégnante.
La Transnitrie est en fait toute à la fois indépendante et dépendante : si elle ne dépend plus des lois de la Moldavie, à laquelle elle était rattachée avant le début des années 1990, elle a un besoin vital de la XIVe armée russe qui stationne sur son territoire et du commerce avec le voisin ukrainien. Mais à l'exception du conflit qui l'a vu naître en 1992, face aux forces moldaves, il s'agit d'une situation larvée. L'OSCE qui suit le dossier depuis le début ne mène plus vraiment les pourparlers : l'UE et la Russie ont l'air décidés de faire de ce petit territoire le cadeau de mariage de leur nouvelle union. La memorandum de Meseberg conclu entre la chancelière Merkel et le président Medvedev en juin dernier fait de cette question une priorité pour le Comité politico-militaire UE-Russie qui devrait bientôt voir le jour. Les deux puissances devraient faire montre de bonne volonté dans ce dossier pour refonder l'architecture de sécurité européenne. Reste que le Conseil Otan-Russie, qui a trouvé un nouveau souffle à Lisbonne en novembre dernier, ne devrait pas laisser échapper non plus cette occasion de renforcer ses prérogatives.
A savoir si la multiplication de parties aux pourparlers (et de relations bilatérales) est un gage de réussite. Officiellement, les discussions engagent l'OSCE, la Moldavie, l'Ukraine, la Russie et le régime transnistrien. Elles ont repris cette année, après quatre années de blocage. (photo : TetterooMedia, CC)
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Wikileaks : Washington averti des crimes de guerre de Colombo - 02-12-2010
Wikileaks, au milieu de révélations "croustillantes" sur l'appréciation américaine des divers chefs d'Etat à travers la planète, donne à voir certaines informations concernant les droits de l'Homme. Ainsi le site de Julian Assange met à jour un cable de l'ambassadeur en poste au Sri Lanka à destination du Secrétaire d'Etat, datant du 15 janvier 2010, et avertissant de nombreux "crimes de guerre présumés", imputés au président Mahinda Rajapaksa et à son clan.Depuis l'été 2009 et la victoire des forces de Colombo sur les indépendantistes tamouls du LTTE, de nombreux soupçons d'exactions, commises par les soldats de Mahinda sur leurs prisonniers, revenaient au fil des mois avec plus ou moins d'insistance dans les médias occidentaux. L'authentification d'une vidéo, au début de l'année 2010, montrant l'exécution de Tamouls avait provoqué l'ire des autorités sri lankaises, mais n'avait pas précipité les investigations pour autant.La correspondance diplomatique américaine rejette l'essentiel de ces exactions sur les forces gouvernementales, jugeant que les "leaders du LTTE, ayant été quasiment tous tués à la fin de la guerre, ont peu de chance d'être responsables de crimes semblables" (photo : Geowest, CC)
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Nucléaire : la Corée du Sud en veut plus - 25-10-2010
Ce 25 octobre, Séoul va réviser son accord nucléaire bilatéral avec Washington. Depuis 1974, le pays doit demander la permission à son homologue avant d'enrichir de l'uranium ou de recycler ses déchets nucléaires, permission qui inhibait toute prétention d'accroître son potentiel militaire. Cette initiative avait pour but de limiter un dangereux engrenage entre la Corée du Nord et du Sud, lorsqu'au début des années 1970, l'administration américaine soupçonnait Séoul de fomenter un programme nucléaire à visée militaire.Pourtant, au-delà de la frontière, le régime de Pyongyang ne semble toujours pas vaciller. Il se conforte même, avec la mise en avant de Kim Jong-un, héritier pressenti à Kim Jong-il, qui vient d'être promu général à la fin du mois de septembre. En outre, les velléités nucléaires demeurent : au début du mois d'octobre, Séoul et le monde entier découvraient avec stupeur que le complexe de Yongbyon était en train d'être restauré, alors qu'il était censé être fermé depuis 2007. Le pari diplomatique de l'administration Obama semble dans l'impasse. Mais, dans le même temps, la Corée du Sud doit subvenir à ses besoins énergétiques, sans cesse grandissants. Or, l'accord avec Washington bride ses prétentions.
L'essentiel des discussions devraient porter sur le recyclage des déchets nucléaires : Séoul voudrait discuter de l'introduction de la méthode de "pyroprocessing" (recyclage qui ne permettrait pas d'obtenir du plutonium pour l'industrie militaire). Une méthode qui sera discuté mais qui, vraisemblablement, ne sera pas sujet à un accord.
Les préoccupations américaines restent les mêmes depuis 1974 : éviter une surenchère entre les deux Corée, et plus particulièrement, désormais, empêcher la remise en cause de la déclaration de dénucléarisation de 1992 entre les deux pays. Il y a également la peur de créer un précédent qui permettrait à d'autres pays d'utiliser le même prétexte pour développer, parallèlement, un programme nucléaire militaire. (photo : DigitalGlobe-Imagery)
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Israël : la vidéo qui fait polémique - 05-10-2010
La vidéo fait le "buzz" sur le site du journal israélien Haaretz... mais peu de temps auparavant, c'est sur la chaine nationale "10" qu'elle a connu un vif succès. Sur des images de mauvaise qualité, on peut voir un soldat de Tsahal se trémousser en chanson derrière une captive palestinienne, yeux bandés et mains ligotées.Une enquête interne a été diligentée, mais la toile s'est rapidement emparée de la sulfureuse séquence, donnant lieu à des échanges de commentaires parfois bien peu reluisants. Si la provenance de la vidéo n'est pas encore authentifiée, un tel comportement n'est pas exceptionnel. Comme le rappelle le journal, dans le courant de l'année dernière, de multiples cas similaires ont été recensés, et sanctionnés, au sein des troupes de Tsahal.
Le développement des médias sociaux, l'amélioration des technologies de prise de vue (caméra dans les téléphones portables, miniaturisation des appareils photos) ont donné à voir ce que d'ordinaire on ne voyait pas, mais ont également créé de nouveaux comportements, de nouvelles mises en scène de la guerre. Typiquement, les images de tortures provenant de la prison d'Abou Ghraib (avril 2004) révèlent des pratiques en vigueur dans certaines prisons américaines tout autant qu'elles contribuent à façonner, ou plutôt à encourager, ce type d'actes. Le soldat qui, à cause du stress des combats, de la mort de camarades, de celle d'ennemis par sa propre main, ou par simples convictions extrémistes, "pète les plombs", a désormais un espace de communication échappant à sa hiérarchie (les médias sociaux sont d'ailleurs devenus la bête noire des états-majors) par lequel il peut évacuer une partie de la pression et exprimer par là même ses pires ressentiments.Il ne s'agit pas ici de faire la comparaison entre telle ou telle vidéo, mais de souligner ce phénomène que l'on retrouve sur quasiment sur tous les théâtres d'affrontement depuis le début des années 2000. La force de ces images a évidemment d'indubitables conséquences sur la formation des opinions publiques. Et c'est un lieu commun pour n'importe quel stratège, politique ou militaire, que d'énoncer qu'un guerre ne se gagne qu'avec l'assentiment de celles-ci. Comme souvent, la hiérarchie commence par identifier la fuite : s'attaquer au fond du problème sur le long terme, et non ponctuellement en réponse à une nouvelle révélation d'images, serait pourtant bien plus profitable.
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France : le terrorisme, cette épée de Damoclès - 13-09-2010
En vigilance rouge depuis cinq ans, la France redoute toujours autant un attentat similaire à ceux de Madrid en 2004, ou de Londres en 2005. La menace est réelle, et le chef du renseignent français, Bernard Squarcini, dans une interview accordée au JDD ce dimanche, ne cache pas ses inquiétudes.
Selon lui, l'Aqmi (Al Qaïda au Maghreb Islamique) est la menace direct, une sorte de continuité depuis les attentats de 1995, même si le cas d'un acte isolé de la part d'un intégriste bien intégré n'est jamais à exclure (une forme de violence difficile à anticiper). Ce même Aqmi à qui les forces françaises avaient donné un rude coup, au coeur de l'été, afin de sauver l'humanitaire Michel Germaneau, exécuté quelques jours plu tard. "A cause de la date butoir de l'ultimatum et parce qu'il n'avait plus de médicaments, il fallait tenter cette opération de la dernière chance pour le sauver", justifie à ce propos Bernard Squarcini.
Deux attentats déjoués par an en moyenne, ça c'est pour le chiffre. Au-delà, il faut retenir de cette interview, les regrets, toujours, de voir l'unité europénne battre de l'aile sur certaines mesures anti-terroristes, comme la mise à disposition en temps réel des données concernant le passagers des compagnies aériennes. "En fait, il existe un partenariat historique avec tous ceux qui ont été frappés par des attentats terroristes, les Espagnols, les Italiens, les Allemands, les Anglais... La conséquence de ce blocage à Bruxelles, c'est qu'aujourd'hui, près de dix ans après le 11-Septembre, les compagnies aériennes ne nous transmettent la liste des passagers que deux heures après le décollage".
Selon un sondage annexe à l'interview, 52% des Français jugeraient la menace terroriste "forte" en France, contre 50% il y a deux ans. Le septicisme du patron de renseignement tranche donc avec l'attentisme des Français. Presque tous les cinq ans (1995, 2001, 2005), la pression s'accroît sur l'hexagone. Faut-il y voir une lassitude se muant en fatalisme? Une sorte d'"on y coupera pas alors, à quoi bon s'en inquiéter". Ce même fatalisme que l'on retrouve chez les Américains, capté d'ailleurs avec talents par Lucy Walker dans son documentaire, Countdown to zero, sur la prolification nucléaire, sorti cet été. (photo : Tristam Sparks)
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Pakistan : la détresse et le risque sécuritaire - 23-08-2010
Combien de temps cela va-t-il durer? Combien de temps le Pakistan, meurtri par les inondations de la mi-août, arrivera à conserver ce calme précaire, consécutif à chaque drame humain provoqué par les aléas du climat? La faim tenaille les 20 millions de sinistrés et les autorités ne semblent pas disposer des moyens nécessaires pour leur porter secours. Et ce ne seront sans doute pas les 800 millions de dollars d'aide promis par la communauté internationale qui pourront pallier, à temps, les lacunes du système d'assistance aux victimes.
"Sur le bord des routes, on voit des foules en colère parce qu?elles ne parviennent pas à se faire enregistrer pour obtenir de l?aide." relate la correspondante de RFI, Nadia Blétry. Islamabad redoute, assez logiquement, des émeutes généralisées dans les provinces touchées. Le gouvernement de Asif Ali Zardari s'affaiblit à mesure que les jours passent, et que le mécontentement grandit. A qui cela profitera-t-il? L'opposition, conduite par le parti de l'ex-premier ministre Nawaz Sharif, est à la tête de la province sur Pendjab, l'une des plus durement touchée. A part jouer la carte du délaissement (volontaire) de sa région par les autorités fédérales (peu crédible puisqu'il s'agit du grenier du Pakistan), il n'a que peu de marge de manoeuvre : la population peut tout aussi bien juger que son inefficacité n'a d'égal que celle du gouvernement.
Bien évidemment, la communuaté internationale a les yeux rivés sur les islamistes radicaux. Pour deux raisons : d'abord parce qu'en détournant les militaires vers l'aide aux sinistrés, Islamabad abandonne pour un temps la lutte contre les Talibans. Ensuite, car ces mêmes Talibans se subsituent, dans les provinces sous leur influence, à l'Etat, sur le modèle du Hezbollah au sud-Liban. Si le risque n'est pas immédiat, la donne géopolitique pourrait être redistribuée dans les semaines à venir. (photo : Croix Rouge)
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Négociations secrètes entre Pristina et Belgrade? - 12-08-2010
L'information est brute et nécessite, évidemment, la vérification des médias. Le principal parti d'opposition kosovar, l'Alliance pour le future du Kosovo (AAK), prétend avoir les preuves que les autorités de Belgrade et de Prisitina sont en train d'organiser des réunions secrètes dans un pays membre de l'UE. Ardian Gjini, l'un des cadres du parti, a promis de plus amples révélations pour la semaine prochaine.
Pour l'heure, les deux gouvernements démantent tout rapprochement, et le premier ministre kosovar, Hashim Thaci, a qualifié de "ridicules" les propos de l'opposition. Pourtant, depuis quelques mois, les rumeurs vont bon train quant à une nouvelle stratégie de la Serbie : consciente que le processus de reconnaissance de l'indépendance du Kosovo par la communuaté internationale est inéxorable (la CIJ vient de reconnaître d'ailleurs la légalité de la proclamation d'indépendance), Belgrade opterait désormais pour une partition de son ancienne province. Après les nombreux affrontements entre Serbes et Albanais dans la localité de Mitrovica, de tels pourparlers ne seraient donc pas incongrus.
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Afghanistan : la grogne des généraux français - 23-07-2010
A en croire le Canard enchaîné de ce mercredi 21 juillet, elle couvait depuis des lustres, la grogne des généraux français. Peu consultés par leurs homologues américains dans les prises de décision concernant l'action de l'OTAN en Afghanistan, les hauts-gradés de l'armée française commencent à s'agiter sérieusement. A l'Elysée, officiellement, on fait bien peu de cas des dissonances dans ce dossier. Mais la fronde qui couve inquiète, d'autant que les médias s'en font désormais l'écho. La "Grande muette" donne désormais dans le chuchotement, les murmures, et en tout logique, cela ne fait pas très sérieux aux yeux du pouvoir.
En cause, le fameux partage des tâches au sein de l'Alliance atlantique. Une querelle ancienne. L'intervention au Kosovo avait fourni un exemple éloquent d'une forme d'unilatéralisme pratiquée par Washington : négociations en sous-main avec l'UCK, refus d'engager des troupes au sol, conception de la stratégie et demande de soutien matériel aux Alliés. Mais à cette époque, la France n'avait pas encore regagné le commandement intégré de l'OTAN, chose faite depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Or depuis, rien ne semble avoir changé.Le premier à ruer dans les brancards fut le général Vincent Desportes, dans le Monde daté du 2 juillet 2010. Alors que le général McChrystal, commandant en chef des forces de l'OTAN en Afghanistan venait de se faire limoger par Barack Obama, le temps était au grand déballage côté français :"L?affaire McChrysal révèle une faiblesse. Le chef de l?exécutif aurait pu morigéner son chef militaire et le renvoyer au combat, comme l?avait fait Roosevelt avec le général Patton, qui avait du s?excuser d?avoir giflé un soldat. Tout se passe comme si le président n?était pas très sûr de ses choix. Il a limogé deux généraux en l?espace d?un an, David McKiernan, qui prônait la tactique américaine traditionnelle de la force, et McChrystal, qui avait l?option inverse. Il a choisi une voie moyenne qui peine à fonctionner. [...]C?est une guerre américaine. Quand vous êtes actionnaire à 1 % vous n?avez pas la parole. Il n?y a pas de voix stratégique des alliés"Comme le souligne le Canard cette semaine, la France est le seul pays européen à se faire l'économie d'un vrai débat sur l'engagement de ses forces en Afghanistan. (photo : MATEUS_27:24&2 5)
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Cameroun : quel Etat de droit? - 14-06-2010
Le Cameroun a eu droit à son premier rapport de l'International Crisis Group, ce think-tank américain spécialisé dans la prévention et la gestion des conflits. Une première qui n'augure donc rien de réjouissant. Pour les auteurs du rapport, la perspective de la succession du président Biya, dans un contexte économique et social tendu, fait craindre un accès de violence dans le pays.Car ce qui est mis à l'index est bien la faiblesse de l'Etat de droit. Comparant la situation actuelle à celle qui prévalait en Côte d'Ivoire, ou en Guinée (peu avant décembre 2008 et ses violences), l'ICG tente de démontrer que la faible confiance en l'Etat peut amener à terme à une guerre civile aux conséquences dramatiques. Le problème est d'abord politique : une régime centralisé, étouffant une opposition réformatrice, et dont les nominations aux postes clefs dépendent des affinités des prétendants avec le pouvoir, quand ce n'est pas la corruption qui aide à la cooptation. Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDCP), à la tête du régime, continue de se comporter en parti unique. Le président Biya y est décrit comme "tout puissant" mais absent, laissant paraître une gestion "mystique du pouvoir, qui a contribué, avec le temps, à désabuser le citoyen".La deuxième source de tensions est géographique : le Nord du pays, fief des partisans de l'ancien président Ahidjo (auquel a succédé Biya au cours d'une période de transition marquée par les violences de 1984) est perçu par Yaoundé comme une région instable, à surveiller de près. Si le pouvoir a quelques points d'appui dans la population, le Nord garde le souvenir des bains de sang consécutifs au coup d'Etat contre Biya, il y a 26 ans. Cette dichotomie nord/sud est accentuée par le barrage de la langue. Les régions anglophones, situées au Nord-ouest - Nord du pays réclament la prise en considération de Yaoundé de leur spécificité culturelle.Les ScénariosComme à son habitude, l'ICG s'est lancé dans un travail de prospective, livrant quelques scénarios plausibles:- Des violences lors des élections de 2011 : Si Biya s'en ira, il y a peu de chance pour une réelle alternance. Mais certaines dissensions au sein du parti pourraient accoucher d'une situation instable après cette date. Dans ce cas, une reprise en main par l'armée n'est pas à exclure.- Un risque de guerre civile généralisée à long terme : prenant l'exemple de la Côte d'Ivoire, où la succession d'Houphouët-Boigny avait entraîné un conflit interne huit ans après sa mort, les auteurs du rapport envisagent un "pourrissement" de la situation politique, qu'aggraveraient encore les effets de la crise économique sur un système clientéliste. (photo : United Nations Photo)
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Plus d'hommes pour la Kfor au Kosovo? - 01-06-2010
Les derniers affrontements entre Albanais et Serbes dans la ville de Mitrovica poussent à une amère constatation : deux ans après sa déclaration unilatérale d'indépendance, le Kosovo reste un état fragile, dont la perfusion internationale est plus que nécessaire. N'en déplaise aux partisans d'Albin Kurti et de son parti, Vetëvendosje ("Auto-détermination") s'opposant à la présence occidentale.Il n'en reste pas moins que depuis un an, les effectifs de la Kfor (Kosovo Force - Otan) ont diminué : de 14000 en juin 2009, à 10000, au coeur de l'année 2010. Sauf que dans le même temps, les accrochages entre minorités se sont multipliés, en particulier dans la région de Mitrovica (trois municipalités plus le nord de la principale ville étant administrés par les Serbes, avec l'appui de Belgrade). C'est pour protester contre cette exception, que plusieurs milliers d'Albanais sont venus en découdre avec leurs voisins serbes, ce 30 mai, dans des affrontements d'une ampleur sans précédent depuis l'indépendance de février 2008.Anthony Pfau, le porte-parole de l'Otan a déclaré à l'issue de cette journée de violence : "Nous poursuivrons notre mandat et, dans l'hypothèse de nouveaux troubles susceptibles de mettre en péril la sécurité et la liberté de déplacement, nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour rétablir le calme". Depuis le début des années 2000, l'Alliance regrette le manque de moyen de la Mission de l'Onu au Kosovo (Minuk), puis de la mission européenne Eulex qui n'a pu et ne peut toujours pas prendre le relai dans le domaine de la sécurité (notamment dans la formation d'une police efficace). Les paroles d'Anthony Pfau signifient-t-elles que l'Otan va déployer plus de moyens? Rien n'est moins sûr à l'heure où l'Alliance accuse un déficit reccord de près de 500 millions d'euros, conséquence des effets de la crise... et du trop important déploiement de force à la surface du globe. (photo : M.E)
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Pendant ce temps, du côté des Droits de l'Homme - 26-05-2010
Pendant que les Corée rivalisent en surenchères belliqueuses, que Bangkok panse les plaies de deux mois d'affrontements colorés, le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, gardienne des droits fondamentaux, voit rentrer en son sein la très controversée Libye. Depuis plus de soixante ans, cette institution siégeant à Genève, est au coeur de passions, peu connues du grand public, entre ONG et pays peu concernés par le sort de leurs minorités ou de leurs dissidents. Il y a quatre ans, ce fut l'élection de ce même pays au poste le plus prestigieux de l'organisation qui provoqua une réforme de la Commission des Droits de l'Homme (qui devint alors le "Conseil")... une "réformette" tant les travers ont perduré.La structure même de ce Conseil pousse à s'interroger : cinq groupes régionaux, auxquels il faut rajouter un bon nombre d'alliances, qu'elles soient religieuses (notamment avec les pays de l'OCI) ou politiques (avec les états membres du Mouvement des Non-Alignés, issus de la Déclaration de Brioni (1956). Sur ce grand échiquier, on se congratule entre "pays frères", on fustige avec diplomatie. Pour les petits pays du Sud, on tente d'acquérir une stature plus présentable, pour mieux figurer dans les autres institutions onusiennes. Pour les grandes puissances occidentales, on tente de conserver le "leadership" dans l'élaboration de nouvelles normes concernant les Droits de l'Homme.Les ONG conspuent les arrangements en tout genre, les "coups de main" discrets ("ne me critique pas et je soutiendrai ta candidature") qui perdurent depuis les débuts de la Commission. Encore une fois, par exemple, tous les groupes régionaux (autrefois, c'était essentiellement l'apanage des groupes asiatique et africain) ont présenté autant de candidats qu'ils avaient droit de sièges. Pas de concurrence. La Jamahiriya libyenne en sera donc. En 2011, une révision des mécanismes du Conseil est prévue. Gageons qu'elle accouche de logiques plus saines. En attendant, de l'avis de tous, le Conseil des Droit de l'Homme, c'est "mieux que rien".(photo : vonRyan, grilloverde)


























